Pour une approche renouvelée de la qualité dans l'habitat

A l'occasion du 36ème congrès de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa), la Fédération nationale des sociétés coopératives d'Hlm et l'Unsfa publient un ouvrage-manifeste sur la prise en compte de la qualité dans la production de logements neufs.

Si l'ampleur de la crise du logement exige une production quantitative élevée de logements abordables, l'empreinte durable des constructions sur le territoire impose aussi que ce mouvement se fasse de manière ordonnée, réfléchie. La qualité de vie des habitants de ces nouvelles habitations nécessite une réflexion sur le tissu urbain existant, l'insertion des nouvelles constructions, le mode d'organisation de l'espace, le soin apporté à la conception des aménagements intérieurs et extérieurs, la durabilité des constructions, la prise en compte des attentes des populations concernées. Ces dimensions sont encore trop peu souvent abordées de front et les politiques actuelles du logement ne favorisent pas une telle démarche.

Dans ce processus complexe, les architectes sont légitimes à intervenir et à prendre toute leur part dans la réflexion à mener. Encore faut-il qu'on leur en laisse l'occasion.

Elus, maîtres d'ouvrage et architectes partagent une responsabilité majeure : celle d'assurer le bien-être des citoyens en leur proposant des logements de qualité, financièrement abordables, dans un cadre de vie toujours plus soigné.

C'est pourquoi la Fédération nationale des sociétés coopératives d'Hlm et l'Union nationale des syndicats français d'architectes ont voulu croiser leurs regards sur la question du logement à travers une variété d'entrées : la qualité urbaine, la qualité des processus de fabrication, la réglementation, la question de la mixité sociale et fonctionnelle, la pérennité et l'évolutivité du bâti et l'économie globale de la qualité.

L'ouvrage publié contient de nombreuses propositions pour faire progresser une vision extensive de la qualité, en refusant de loger les accédants les plus modestes aux confins des agglomérations au motif que le foncier y est moins cher, en plaidant pour une plus large diffusion de la culture architecturale, en ouvrant les voies d'un dialogue à rétablir de façon équitable, pour au final favoriser une meilleure qualité de vie.