1% logement : Jérôme Bédier prévoit un déficit cumulé de 18 Mds d’euros en 2018

Mise à jour : 22.05.2009

Dans un entretien accordé le 22 mai au quotidien Le Figaro, Jérôme Bédier, président de l’UESL, met en garde le gouvernement contre le risque de déséquilibrer financièrement le système du 1% logement.

Le président Bédier a annoncé l’abandon, d’ici la fin de l’année du terme générique de « 1 % logement » pour un nouveau nom en cours de sélection. La gouvernance de l’ensemble est appelée à évoluer, conformément à la loi de mobilisation pour le logement.

Jérôme Bédier a également indiqué que l’Apalof, structure chargée de louer les logements acquis par l’association Foncière Logement, sera supprimée et que la subvention de l’UESL à la Foncière sera réduite à 500 millions par an, au lieu de 750 jusqu’à présent.

En parallèle, le réseau des organismes collecteurs est réorganisé, les 109 collecteurs ayant accepté de fusionner en une vingtaine de collecteurs. Cette concentration facilitera le contrôle de leur gouvernance.

Jérome Bédier en profite pour rappeler qu’au travers des subventions pour la Foncière logement, l’Anru et l’Anah, qui représentent près de 2 milliards, c’est la moitié des ressources du 1% logement qui sont apportés à l’Etat indirectement. Selon les premières conclusions d’un audit financier en cours, le déficit cumulé du 1 % logement, à structure d’emplois égale, pourrait atteindre 7 milliards d’euros en 2018, alors qu’aujourd’hui le système est globalement équilibré.

Cette situation a conduit l’UESL à supprimer les Pass Travaux qui prêtaient de l’argent aux salariés pour leurs travaux à un taux très attractif.

Voir en ligne : Lire l’entretien dans Le Figaro

 
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