L'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL) publie un état des lieux de l’accession à la propriété.
Cette étude propose un état des lieux de l’accession à la propriété dans un contexte marqué par la remontée des taux d’intérêt, la chute de la production de crédits et le ralentissement de la construction neuve. En 2024, le nombre de prêts immobiliers accordés atteint le niveau le plus bas observé depuis la crise de 2008, traduisant un marché figé, où acheteurs et vendeurs peinent à se rejoindre.
L’étude s’appuie notamment sur les données issues des consultations et des simulations financières effectuées en ADIL ainsi que sur le recensement des aides locales à l’accession. Elle permet d’analyser les effets de cette conjoncture sur la solvabilité des ménages, en particulier des primo-accédants, qui représentent 98 % des projets accompagnés en ADIL en 2024. Souvent jeunes, locataires du parc privé et disposant de peu d’apport, ces ménages empruntent en moyenne sur 22 ans, avec un recours important au PTZ, principalement dans l’ancien. Les consultations en ADIL ont un profil représentatif de celui des ménages mobilisant le PTZ.
Face à la contraction du marché immobilier, le secteur bancaire ajuste son offre en développant des solutions de financement plus souples et innovantes en incluant par exemple des projets d’acquisition-amélioration. Parallèlement, et malgré un affaiblissement des dispositifs de soutien aux ménages, des formes d’accession aidées, comme le BRS ou le PSLA, continuent de se développer. L’étude souligne enfin la nécessité de consolider les dispositifs publics locaux et nationaux en faveur de l'accession à la propriété et de mieux orienter les ménages vers les solutions qui s'offrent à eux dans un marché du logement en crise.
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